Partager sa bibliothèque sur #Shelfie

On le sait, le digital, les blogs et réseaux sociaux ont donné ou entretenu le goût de l’écriture et de la création, et donné au monde du livre une seconde jeunesse en mettant l’auto-édition à portée de toutes et tous.

Les livres et l’écriture font partie du quotidien de nombre d’entre nous, et internet leur rend hommage !livre alignés sur un shelfie

Quoi ? Pourquoi ? Et dans quelle étagère ?

Sur Instagram, on retrouve sous le hashtag #shelfie une ribambelle de photos inspirantes mettant en scène étagères et bibliothèques. Le mot « shelfie » lui-même donne le ton puisqu’il combine le mot « shelf » (étagère en anglais) et le mot « selfie » (les fameux autoportraits photographiés du XXIe siècle, pour ceux qui dormaient au fond).

Beaucoup de photos de décos d’intérieur presque tout droit sorties d’un magazine IKEA se bousculent ; Mais, et c’est ce qui nous intéresse ici, on y trouve aussi des livres !

culturetripbooks-bibliotheque en utilisant le hashtag shelfie

#Shelfie, c’est en effet l’occasion de faire de sa bibliothèque personnelle une star le temps d’un hashtag, et de faire partager ses goûts en matière de lecture ou ses manies de rangement à ses amis et followers… Ainsi que de découvrir ce qui compose les goûts des autres et comment chacun organise et entoure ses lectures !

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Pas question toutefois de se vanter de posséder des lectures élitistes ou des rangées de livres sans fin (même si on reconnaît toujours qu’une bibliothèque fournie est jolie à prendre en photo 😉 ), mais simplement de faire (et se faire) plaisir visuellement et de démarrer échanges et débats autour de ses livres favoris !

Après tout, le contenu d’une bibliothèque est souvent révélateur de la personnalité de son (ou ses) propriétaires : C’est d’ailleurs avec  ce postulat de départ que le journal The Guardian avait lancé le concept du Shelfie en Décembre 2013. Le principe-même d’échange littéraire via hashtag a commencé en 2011 avec le #VendrediLecture de Twitter, crée par une association de passionné·es et toujours alimenté chaque vendredi !

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Plus de 820 000 publications sont aujourd’hui classées sous le hashtag #shelfie et il en arrive toujours plus ! Il est donc toujours temps de participer, et si vous êtes plutôt du genre à twitter frénétiquement, #VendrediLecture est fait pour vous !

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Article source | Images:  @earthscorners, @culturetripbooks, @bluestockingbookshelf et @shelfjoy

Le Portage de Livres, la lecture à domicile

La Médiathèque François Mitterand de Poitiers a trouvé la solution pour faire parvenir compagnie et divertissement aux personnes âgées, handicapées ou isolées : Le portage de livres !

Elle donne ainsi aux habitant·es de la ville en demande de lecture la possibilité d’être livré·es gratuitement de leur livres, issus des collections de la médiathèque, de l’artothèque et de la ludothèque.

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Dominique Delbor reçevant ses nouveaux livres des mains de Carine Chollet et Isabelle Brillanceau, travaillant à la médiathèque

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La livraison est en effet « comprise » dans le prix de leur abonnement à la médiathèque (6€ par an, 16€ en plein tarif), proposant ainsi un service inestimable sans aucun surcoût. Les personnes livrées reçoivent la visite du personnel de la Médiathèque et peuvent échanger quelques mots en même temps que leurs livres, qu’elles rendent (bien sûr 😉 ) tout en empruntant de nouveau.

Tous les 24 jours, c’est un nouvel arrivage de livres audios qui atterrit sur les tables des bénéficiaires et leur permet, grâce à la quantité et diversité de contenus disponibles, d’y trouver leur bonheur pour plusieurs années !

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La médiathèque propose en effet près de 2 300 textes lus et a également signé un partenariat avec l’association Valentin Haüy (Paris) qui permet aux personnes non et malvoyantes inscrites d’avoir accès à un fonds supplémentaire de 200 textes lus, gravés sous format « Daisy ». Les abonné·es peuvent aussi accéder gratuitement à 20 000 titres depuis la bibliothèque de téléchargement Éole.

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Article source | crédits photos : Bm-poitiers.fr et Marie-Laure Aveline

Le Book and Bed de Tokyo : un hôtel atypique ! [Mise à Jour]

book-bed-tokyo

C’est bien connu, les japonais ont toujours des idées quelque peu farfelues…Mais chez BlookUp on adore les concepts originaux et avec le Japon, nous sommes servis !

A Tokyo, un tout nouveau type d’hôtel vient de voir le jour : le Book and Bed. Le concept est plutôt novateur : plutôt que de s’endormir dans une chambre d’hôtel basique les clients s’endorment….dans une bibliothèque, entourés de livres ! Ces derniers ont également la possibilité de choisir parmi de nombreux ouvrages et de s’installer confortablement sur un canapé.

chambre book and bed

C’est définitivement le paradis des amoureux de la lecture. Si votre intention est de trouver un lit douillet pour la nuit passez votre chemin car l’objectif du Book and Bed est tout autre et l’établissement est clair à ce sujet : Le but de cet hôtel est de proposer une expérience unique aux clients, un endroit dans lequel ils peuvent s’adonner à leur passe-temps favori [la lecture] jusqu’à ce que ces derniers s’endorment au milieux de centaines (voire milliers) de livres. 

Et pour ceux parmi vous qui ne peuvent pas lire sans un bon café ou thé ne vous inquiétez pas car il y a un bar à l’intérieur servant thé, café et tout autres boissons.

lit de book and bed

Le Book and Bed n’est pas une exclusivité réservée à la capitale Japonaise. Vous pouvez en trouver dans d’autres grandes villes comme Fukuoka et Kyoto ! Pour ceux n’ayant pas prévu ou ne pouvant pas faire le voyage jusqu’au Japon, vous pouvez toujours suivre le compte Instagram du Book and Bed Tokyo et vous imprégnez d’une partie de la magie qui entoure ces lieux !

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Une bibliothèque faite à partir de livres abandonnés à Bogota!

José Alberto Guitierrez conduit un camion-poubelle dans les rues de Bogota. En effet, il a constaté avec horreur que certaines personnes jetaient les livres dont ils ne voulaient plus. Cela fait donc plus de vingt ans qu’il s’est donné pour mission de sauver autant de livres que possible de l’abandon ! La solution, les ramener chez lui.  Cette initiative lui a valu d’être nommé « Seigneur des livres ».

Un homme récupérant les livres abandonés dans la rue de Bogota
José Alberto au volant de son camion-poubelle dans les rues de Bogota. Crédits : Guillermo Legaria/ AFP

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Au fur et à mesure que leur maison se remplissait de livres abandonnés.  José Alberto, sa femme Luz Mery et leurs trois enfants ont transformé leur rez-de-chaussée en une bibliothèque totalement gratuite ! Ils l’ont baptisé « La Fuerza des las palabras » (« La Force des mots »).  Si bien que le succès fut immédiat et des bénévoles venus de tout le pays et même de l’étranger ont afflué à Bogota pour assister José Alberto et sa famille. Ce n’est pas tout puisque Luz Mery a eu l’idée de donner une seconde vie aux livres abandonnés  en piteux état grâce à ses talents de couturière et en ouvrant son « Hôpital des lettres ».

Par la suite, le succès de « La Force des mots » a permis à José Alberto d’être invité aux salons du livre de Bogota, Monterrey (Mexique) et Santiago (Chili). Suite à ces apparitions, des centaines de donations ont afflué des quatre coins du continent sud-américain ! Tellement bénefique qu’à ce jour, ce sont près de 25 000 ouvrages remplissent les 90m² de la bibliothèque !

En conséquence, la famille Guitierrez a du arrêter les séances de lecture qu’ils proposaient aux enfants du quartier ! Et ce en raison de manque d’espace à l’intérieur de la bibliothèque ! Désormais ils n’ouvrent que lorsqu’un lecteur sonne à la porte pour obtenir un livre.

des personnes dans la bibliotéque pleine des livres abandonés
Une séance de lecture à l’intérieur de la bibliothèque pour les enfants du quartier. Crédits : La Fuerza des las Palabras fundacion

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La portée de José Alberto est telle que les Forces armées révolutionnaires de Colombie, (FARC) ont demandé à la famille Guitierrez de fournir des livres aux rebelles. Ceci, en vue de  préparer leur réinsertion dans la société suite à la signature de l’accord de paix ayant mis fin à cinquante années de conflits.

À travers « La Force des mots » José Alberto voulait démontrer que la nourriture n’était pas la seule victime du gaspillage ! Mais que l’abandon de livres constituait un gaspillage intellectuel tout aussi regrettable ! « Les livres m’ont transformé », explique-t-il. « Donc j’ai pensé que dans ces lieux-là, c’était un symbole d’espérance, un symbole de paix » 

Vous souhaitez en savoir plus sur l’oeuvre de José Alberto et sa famille?  Nous vous encourageons à visiter leur site internet !

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Avant, on avait des Bibliobus maintenant le bookmobile !

Le bookmobile, un nouveau concept ! Fût un temps, il fallait sortir de sa maison et aller jusqu’à la librairie ou la bibliothèque pour se procurer des livres. Bien avant Amazon ou même internet, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Mais comment se débrouillaient les personnes qui habitaient trop loin des grandes villes ?Et celle qui n’avaient pas de bibliothèques à proximité ?

Le « Bookmobile » (ou Bibliobus en Français), était LA solution pour ceux qui n’avaient pas accès à une bibliothèque ou une librairie près de chez eux. Il nous faut voyager jusqu’à la fin des années 1850 pour voir la première de ces bibliothèques mobiles à Warrington en Angleterre, sous la forme d’un chariot tiré par un cheval. L’homme à l’origine de ce concept était un marchand et philanthrope nommé George Moore. Il s’était donné pour mission de diffuser les bien-faits de la littérature aux petits villages alentours.

premier bookmobile de l'histoire
Une représentation de la « Perambulating library » de Warrington en 1859, la première bibliothèque mobile connue à ce jour.

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Le concept a fait fureur et les bookmobiles se sont multipliées au point d’atteindre les États-Unis. Les chevaux furent par la suite remplacés par des voitures et le succès de ces bibliothèques mobiles n’eût cesse de croître jusqu’au milieu du vingtième siècle avant de disparaître petit à petit.

 le bookmobile de l'année 1920
Photo d’un bibliobus dans les années 20. Crédits – Numismatic Bibliomania Society

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Il est toujours possible d’en trouver quelques unes dans la plupart des grandes villes françaises, leur motivation reste inchangée. Partager les valeurs de la littérature et éduquer ceux qui en ont le plus besoin. 

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