Interview Blookup à l’Escale du Livre

C’est Vendredi 30 mars, premier jour de l’Escale du livre, véritable village dédié au livre sous toutes ses formes, que TV7 invite Blookup afin de s’interroger sur l’avènement du livre numérique.

Dans ce contexte très à propos, Laura Pergade, journaliste TV7 interview Antoine Chotard d’Aquitaine Europe Communication, Stéphanie Ollivier, Directeur projet Blookup et Laurent Flutto, directeur de « L’escale du livre ».

Le livre numérique fait une entrée timide en France (5% des français déclarent avoir lu un livre numérique et seulement 2% se démocratise de plus en plus en fichiers), nous sommes cependant passés de 435 000 tablettes vendues en 2010 à 1 million en 2011, ce qui indique que le livre numérique se fait une place lentement mais surement. A cette tendance s’ajoute la création d’un projet inverse, produire un livre papier à partir d’un contenu numérique qui intrigue et complète le paysage de l’évolution numérique actuelle.

Vous pouvez visualiser cet instant vidéo-littéraire en cliquant sur ce lien : Interview TV7 à l’Escale du Livre, rendez vous à 6’40’’.

Merci à TV7 pour cette interview réalisée dans le cadre du festival l’Escale du Livre 2012.

Escale du livre : les nouvelles formes d’écriture liées au numérique

« De la création littéraire en ligne à l’édition numérique » c’était le thème d’une des rencontres du festival littéraire L’escale du Livre samedi dernier à Bordeaux. Blookup était dans la mêlée et partage avec vous son retour d’expérience.

Le numérique s’insère de plus en plus dans la production littéraire, quitte à revoir certains codes d’écriture. Quelles sont les tendances émergeantes, l’écriture sur Internet induit-elle une écriture courte et concise ? Un auteur doit-il penser son style d’écriture en fonction du support utilisé ? Autant de questions induites pour les auteurs et les éditeurs. 3 experts s’interrogent l’apparition de nouvelles formes d’écriture et de nouveaux modes de narration.

Eric Pessan écrivain, collaborateur du site Remue.net, site de création littéraire et de critique fondé par François Bon, revient sur l’expérience récente de son livre « Moi je suis quand même passé » constitué de messages postés sur le site de micro-blogging Twitter. L’auteur écrit ce journal de patience en respectant la double contrainte de cent-quarante caractères maximum par tweet et l’utilisation de la troisième personne. La mise en page de ce livre respecte cette contrainte et comme sur l’écran de l’ordinateur, procède du même déroulé chronologique, le début du texte étant en bas, et le sens de la lecture se faisant en remontant le fil du papier. Exemple formidable d’une performance littéraire réalisée entre l’outil numérique et le livre papier.

Caroline Hoctan, fondatrice de la maison d’édition en ligne D-Fiction et seule représentante féminine de la littérature lors de cette rencontre, fait preuve d’un enthousiasme communicatif en évoquant toutes les possibilités nouvelles offertes par les tablettes et e-books, notamment en terme d’ergonomie et de possibilité : « Dans le métro, assis sur un strapontin, le dos agité au fil du trajet, n’est il pas plus facile de lire une oeuvre comme La Pléiade ou même une encyclopédie sur tablette ? ».

Avec Mathieu Larnaudie, fondateur de la revue les Incultes, le sujet soulevé fut celui de l’importance des revues littéraires, en lignes ou sur papier, dans le paysage littéraire actuel. La revue a une certaine fonction de légitimation de l’auteur tout comme de l’écrit : il faut passer par le regard d’un éditeur ou d’un comité de lecture pour émerger et obtenir un statut « d’écrivain talentueux ». Sans cette forme de promotion, les nouveaux auteurs seraient sans doute noyés dans la masse des auteurs internautes.

Par ailleurs, on remarque que jamais autant de titres papier, et de « magboooks » n’ont émergés ces derniers temps : Influencia, Paulette le magazine, L’impossible, XXI,  France Culture Papiers

Ces revues spécialisées, voire pointues pour la plupart d’entre elle sont reliées au Web et proposent souvent un complément éditorial avec des contenus enrichis. Le magazine Influencia avec son 1er numéro cette semaine propose même une expérience peu commune à l’aide des QR Code.

Le sujet qui nous a le plus interpellé concerne  les blogs évoqué par Eric Pessan. Il reconnaît que certains blogs littéraires sont de très grande qualité et servent notamment de repères pour des lecteurs perdus parmi tous les livres qui paraissent chaque année. Ces lecteurs de blogs sont le plus souvent des digital native (issu de la nouvelle génération numérique), sachant parfaitement décoder Internet et ses outils. Ils ont souvent pris l’habitude de lire sur support digital plutôt que sur papier. Ainsi, ces blogs littéraires permettent ainsi de les attirer vers des livres qui ne les aurait pas intéressés au premier abord. Des blogs pour lire plus et mieux ?

Un seul regret : pas d’auteur/blogueur « digital native » pour  ouvrir le débat sur leur utilisation du numérique « Est ce inné pour eux aujourd’hui ? »

La conclusion se recentre sur la qualité du travail fourni par l’auteur puis par l’éditeur : un bon écrivain reste un bon écrivain, qu’il soit publié en livre électronique, en livre papier ou sur son blog. A l’éditeur de savoir choisir ses textes et ses auteurs off ou online.

A bon entendeur…

Le « village » Sainte-Croix

Rencontre Numérique au stand du Comptoir des Mots

Le soleil comme invité d’honneur sur l’ensemble du festival

Pour approfondir le sujet vous pouvez retrouver notre précédent billet sur l’atelier/débat du 26 mars dernier avec Blookup, ainsi que l’article de Clément Bulle « Pour un devenir-monstre de l’édition en ligne ».

Retour sur le débat digital vs IRL pour les blogueurs @ WSB

J+1 après l’atelier débat DIGITAL vs IRL dans le cadre de la semaine digitale à Bordeaux et déjà de nombreux retours envisagent un futur optimiste pour Blookup.

Un grand merci aux intervenants et 70 invités pour leur participations à l’évènement, ainsi qu’à l’agence digitale WSB pour l’organisation du débat qui a permis à des profils experts, bien que différents, de se rencontrer et de partager sur le sujet.  Les échanges autour de cette nouvelle plateforme de création et de promotion de livres de blogs ont permis de dégager quelques pistes sur l’avenir et l’actualité du blog, de l’édition et sur la place des blogueurs.

Stéphanie Ollivier, Directeur projet Blookup a présenté en avant première ce nouveau service, après un an de développement : choix du format, sélection du contenu depuis la date de début de publication au choix des catégories, options de mise en page et création d’une couverture personnalisée. Un pari qui peut paraître ambitieux dans un monde ou l’on parle davantage de numérisation, mais quand justement tout est virtuel, il devient primordial pour de garder une trace de ses écrits, de valoriser le travail du blogueur, voire de toucher un autre public. La co-fondatrice de Blookup précise  que contrairement à l’auto édition traditionnelle, les auteurs-blogueurs ont déjà trouvé leur public. La volonté de Blookup est donc tout naturellement d’intégrer les éditeurs dans son futur développement.

Pour Clement Deltenre, fondateur du blogzine Jetsociety.com qui compte entre 1000 et 1500 visites/jour répartis entre anciens et nouveaux lecteursle sens de sa démarche en tant que blogueur est différent : bloguer n’est pas un acte anodin, mais il lui offre la possibilité d’élargir son champ d’action possible. C’est à travers cet exercice quotidien, sans filet, qu’il progresse et affine sa technique d’écriture.

Pour Michel Eimer, ancien Délégué TIC de la région aquitaine, c’est l’édition qui doit se réinventer face à de nouveaux modes d’écriture. Les éditeurs peuvent prendre une part importante dans des projets de plateforme et il pense q’il n’y a plus de clivage entre le réel et le virtuel : aujourd’hui tout est imbriqué et interdépendant, c’est la nouvelle facette du monde actuelle. De plus, selon Michel Eimer le statut du blogueur n’est pas le même que le statut d’auteur, il faut aujourd’hui aider les blogueurs à trouver leur statut dans un univers en constante évolution et en ébullition. Et conclure : « Le succès des blogs montre qu’il y a encore de la place pour la lecture, peu importe le contenant. »

C’est au tour de Marylin Anquetil de se présenter : Libraire et Blogueuse chez Mollat, première librairie indépendante en France. «Libraire-blogueuse ? », elle ne connaissait pas ce terme. Mais elle se définit avant tout comme libraire. Il y a une implication de toute une équipe dans le blog des littératures de Mollat pour apporter de la valeur ajouté aux clients de la librairie, du contenu supplémentaire  dans l’univers du livre. Le livre de blogs permet de se remémorer certains articles rédigés il y a longtemps. Les anciens billets  peuvent tomber un peu dans l’oubli en étant écrasé par les nouveautés.

Olivier Du Payrat, Directeur Livre et écrit d’Ecla, réagit et relance le débat. Selon lui la prolifération des anglicismes comme Blookup, Jetsociety.com et consorts est vendeuse mais pas forcément adaptée à notre histoire et culture littéraire française. Il évoque également la chaîne, le cercle vertueux établi depuis longtemps entre l’auteur, l’éditeur, le livre puis le libraire. Il s’attarde  sur le rôle de l’éditeur, son intervention et son rôle pour la création d’une oeuvre aboutie. Tout comme Michel Eimer,  il revient sur la définition d’un auteur et surtout d’un livre avec notamment la notion d’œuvre de l’esprit. Il s’interroge sur cette notion dans le cas des blogueurs. Est ce le même type d’oeuvre ? Qu’est ce qu’être un auteur ? En tout cas, le constat est qu’avec l’éclosion d’un projet comme Blookup on trouve un sens au retour du papier dans un monde digital.

Et c’est finalement Michèle Robine, Présidente du Opline Prize, qui conclut le débat suite au premier atelier sur la façon dont les techniques digitales peuvent aider à démocratiser l’art. Le sujet l’interpelle : là ou les artistes ont besoin d’être plus présents sur le web et manquent souvent de connaissance sur le digital et les réseaux sociaux , les blogueurs, eux, experts de la toile et des réseaux en ligne veulent une présence physique, que le livre peut leur apporter.

Pour les invités, le débat s’est ensuite prolongé de manière plus officieuse, autour d’un cocktail convivial et animé.

Image
Philippe Bruno, Directeur WSB, introduit l’atelier débat DIGITAL vs IRL

Image
Les invités dans la salle de réception

Avogaire, jeune blogueur bordelais, en pleine discussion avec des « collègues » blogueurs

Merci à Florent pour les photos et les droits d’utilisation.

Atelier + Soirée DIGITAL vs IRL

Du vendredi 23 mars au dimanche 1er avril 2012, plusieurs dizaines d’événements sont programmés lors de la 2ème semaine digitale organisée par la Ville de Bordeaux. Chacun pourra participer librement et gratuitement aux manifestations de son choix. En raison de la limitation des places, certains rendez-vous nécessitent une inscription préalable via le blog de l’événement, où un programme détaillé par thème, par quartier et par jour est aussi en ligne.

Le lundi 26 mars 2012 à partir de 18h, Blookup organise avec l’agence WSB dans le cadre de la semaine digitale à Bordeaux une conférence suivie d’une soirée autour d’une thématique sur la place des blogueurs dans l’écriture et la culture aujourd’hui.

À la problématique :

Du digital à la vie réelle, quelles nouvelles opportunités pour les créateurs ?

Blogueurs, entreprises, artistes et journalistes seront présents afin d’échanger et débattre sur le sujet.

A cette occasion sera présenté en exclusivité Blookup : la première plateforme dédiée à la création et à la promotion de livres de blogs; ainsi que le lancement du Opline Prize 2012 : Prix d’art contemporain Online permettant d’offrir une meilleure vision de l’art.

Pour plus de détails concernant le programme, voici l’adresse du blog de la semaine digitale ainsi que l’invitation où figure toutes les informations.

 

semainedigitale.blog.bordeaux.fr

 Image

Entreprise : +55% de traffic sur votre site grace à votre blog

 un blog pour entreprise ?
Le blog sert à diffuser de l’information, des opinions, des actualités, des analyses, c’est donc un véritable outil de communication mais il reste aussi souvent un journal en ligne. Outil de communication et média social à mi-chemin entre le site internet et les réseaux sociaux, il reflète totalement l’image de l’entreprise, ses valeurs et permet d’établir un lien avec ses clients. Il permet donc :
– d’apporter de la visibilité sur Internet
– d’informer sur son activité régulièrement
– de se différencier de la concurrence
– de se positionner en référent dans son secteur d’activité
– d’intéresser les médias
Sur les différentes typologies de Blogs
– Le blog de marque : pour créer une communauté et attirer les internautes ciblés autour de l’actualité d’une marque.
– Le blog de veille : pour informer les communautés de spécialistes, d’experts et de professionnels d’un même secteur d’activité.
– Le blog évènementiel : pour présenter une action de communication ou le lancement d’un nouveau produit à une certaine clientèle afin qu’elle s’approprie l’évènement.
– Le blog d’écoute : pour recueillir l’opinion des clients ou des prospects et ainsi s‘adapter à la demande et stimuler les innovations.
– Le blog du dirigeant : pour établir un contact privilégié avec des interlocuteurs et renvoyer une image de proximité entre la société et son public.
– Le blog collaboratif : pour donner la parole à un groupe de personnes, collaborateurs ou clients.
Quelques chiffres convaincants
– 70% des internautes déclarent faire confiance à des recommandations d’internautes inconnus (blogs, forums…)
– 20 % des internautes décident d’acheter un produit après avoir lu un blog
– 75 % des journalistes déclarent utiliser les blogs pour trouver des idées d’articles
55 % de hausse des visites sur les sites des entreprises qui ont un blog
Pour aller plus loin dans la réflexion :
L’anatomie du content marketing : la stratégie de contenu est devenu un incontournable pour les entreprises. Produire du contenu OUI, mais lequel et de quelle façon ?
– Le livre blanc Up2Social sur les Bénéfices des blogs dans votre communication sur les médias sociaux. Une recommandation destinée aux professionnels qui se demandent encore pourquoi créer un blog,  qui souhaitent entrer dans l’univers du blogging ou optimiser leur communication sur leur blog. On apprendra donc comment sélectionner sa plateforme de blogs dans une offre assez large (WordPress étant fortement préconisé), quel est le mode de rédaction sur ce support, quelles astuces pour optimiser son référencement…Les intervenants de qualité démontrent ainsi que le le blog  s’envisage comme un outil de communication à mi-chemin entre le  site et les réseaux sociaux. Il permet de  refléter une image, d’apporter de la transparence, de « décomplexer le communication de l’entreprise », de générer un  lien fort avec ses cibles. De plus, en apportant des paroles d’experts qui n’auraient pas forcement la possibilité de s’exprimer dans une communication traditionnelle, il renforce l’expertise et la crédibilité d’une entreprise. Enfin, il permet des échanges et une réelle interaction avec son public.

Blookup à la semaine digitale de Bordeaux

L’expérience Blookup sera présentée dans le cadre de la semaine digitale de Bordeaux le lundi 26 mars.

WSB Agency organise en effet un atelier-débat sur  le thème de la création digitale pour une démocratisation de la culture de  18H00 à 20H00 suivi d’une soirée pour le lancement du Opline Prize et de Blookup. La culture s’immisce dans notre quotidien grâce aux nouvelles technologies : artistes et blogueurs créent la révolution. Deux innovations digitales présentées en exclusivité :

– Opline prize, Prix d’art contemporain online permettant d’offrir une meilleure vision de l’art.

– Blookup, première plateforme de création de livres de blogs visant à développer une nouvelle génération de livres pour une nouvelle génération d’auteurs.

Pour recevoir une invitation : contactez-nous sur Facebook ou Twitter.

 

Pourquoi le livre numérique est-il plus cher que le livre imprimé ?

La question reste en suspens. Il semblerait que le business model du livre numérique ne soit pas encore bien établit.

Il représente 1% des ventes en France. Certes c’est peu, mais suffisant pour provoquer l’indignation des lecteurs.

Une blogueuse s’est amusée à faire une étude comparative. Dans tous les cas, le livre numérique est plus cher que le poche !

C’est un vrai problème quand on sait, et nous sommes bien placé pour le savoir dans l’édition de livres de blogs, qu’un des coûts principaux c’est la papier (60% du prix en autoédition, même si certes la technique d’impression est différente).

Ce qui est intéressant c’est de se pencher sur les commentaires, polémiques et revendications des internautes, sur le blog d’Iluze par exemple, sur le sujet.

Entre l’écologie, la rémunération des auteurs, le piratage, le boycott des éditeurs français…. Chacun y va de ses arguments. Le débat numérique vs papier s’étend à l’infini. Mais le débat existe-t-il vraiment ? Chacun devrait avoir le choix de lire sur le support de son choix, le tout n’étant qu’un contenant de contenu.

Les éditeurs et les libraires ne devraient-ils pas davantage anticiper et se repositionner par rapport à cette avancée du numérique dans leur monde, plutôt que de faire comprendre de façon explicite qu’ils ne sont pas encore prêts pour le numérique ?

Sources :
Actualitte.com
Le Blog d’Iluze

Book is not dead

Amazon vend davantage d’ebooks que de livres papier… aux Etats-Unis. En france, la culture n’est pas la même et la donne non plus. Harris Interactive a réalisé en mai 2011 sur plus de 1000 individus représentatifs, une enquete sur le rapport des Français au papier. Les chiffres démontrent en effet l’attachement au papier pour la plus grande partie des personnes interrogées. Mieux, et plus étonnant : les plus jeunes (18-24 ans) sont aussi les plus traditionalistes. Ils sont 98% à trouver que le papier est plus agréable et confortable à utiliser que le numérique.

Des projections toujours optimistes pour le papier

Si aujourd’hui 93% des personnes interrogées trouvent donc plus agréable et confortable de lire sur papier, ils sont encore 77% à penser qu’ils préféreront toujours lire un livre papier dans 10 ans.

Ce qui est valable aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. Sans doute les utilisations du livre papier évolueront-elles pour s’adapter à nos modes de vie. Sans doute que les écoliers de demain ne porteront plus de cartables de 10kg de manuels scolaires et c’est bien pour nos dos fragiles ! L’enquête montre surtout que le livre en tant qu’objet fait partie des valeurs culturelles françaises et qu’il n’est pas près de disparaitre à jamais.

Sources : étude et ses commentaires sur le site de Harris Interactive